Myanmar – Yangon (ou Rangoon)

Samedi 15 avril 2017

Nous avons pris l’avion depuis Bangkok. Un joli détour alors que nous étions au nord de la Thaïlande et aurions pu franchir la frontière terrestre…  Mais en arrivant à Bangkok, le premier jour, on avait lu qu’il fallait prouver avoir un billet de sortie du pays donc on a acheté un billet d’avion 🙁  Bref, nous sommes donc arrivés à Yangon ce matin. Nous avons facilement changé de l’argent à l’aéroport, à la fois en dollars et en kyats, monnaie locale. Il n’y a pas de commission, tout comme en Thaïlande.

En sortant de l’aéroport, on se fait directement alpaguer par un groupe de taxis voraces. On essaie de baisser le prix de la course (10$), c’est compliqué… Pas trop de marge de manœuvre puisque c’est la période du nouvel an, ni bus ni stop envisageables… Finalement, un taxi nous baisse le prix à 8$, allez, marché conclu ! La route s’avère chaotique, avec tous les véhicules remplis de jeunes à l’arrière prêts à faire la fête et à arroser qui passera à côté. Les plus jeunes ont souvent les cheveux décolorés, ça doit être à la mode…

Le festival de l’eau continue au Myanmar

C’est drôle, car ils ont le volant à droite et roulent également à droite. Bien pratique pour doubler, j’imagine que pour l’angle mort, ils ont dû abandonner l’idée…

Le taxi nous dépose devant l’hôtel (Latha Hostel) mais on ne le trouve pas tout de suite et on met quelques minutes à le repérer. Une fois à l’intérieur, je suis surprise, il s’agit d’une pièce avec 30 lits. Imaginez un hôtel capsule, on n’est pas du tout emballés au début. Les standards birmans n’ont pas l’air d’être les mêmes que leurs voisins Thaïlandais. Les hébergements sont chers pour ce qu’ils sont.

Capsule Hôtel?

Puis on sort faire un tour et là…je ne m’attendais pas du tout à ça. La promenade devient un petit enfer entre : les passants qui nous dévisagent, ceux qui ne pensent qu’à nous mouiller jusqu’aux os, la saleté, les odeurs nauséabondes (croyez-moi, mon odorat en prend un coup…), les rats à côté des boui boui, la pollution. Le temps d’une seconde, avec la fatigue qui n’aide pas, je me dis que j’aimerais être ailleurs. On vient juste de quitter notre paradis Thaïlandais où tout était si facile. Enfin c’est un peu le comble du voyage, on rêve de découvrir des nouvelles choses et quand on sort trop de sa zone de confort, ça ne va pas! Certains locaux se tournent vers moi et me saluent avec un sourire sincère, cela me rebooste.

Première sortie sous la pluie et la grisaille

On n’a pour le moment rien mangé et on tente notre chance dans un restaurant qui a l’air correct.  Vu l’hygiène de la restauration de rue, je n’ai pas envie de trop m’aventurer. J’ai pris un plat de fried rice, c’était vraiment bon et pas cher (2€).

Fried rice

On reprend la route vers notre prison. Il est tard, la rue est plus calme, plus apaisante. On découvre cachés parmi les bâtiments à l’abandon, d’anciens bâtiments coloniaux anglais. Avec un peu de restauration, la ville pourrait être très jolie.

Pour le moment, j’espère juste que cette ancienne capitale ne soit pas le miroir de Myanmar, parce que là on est mal barrés!

 

Dimanche 16 avril 2017

Mauvaise nouvelle. Avec le festival de l’eau (appelé Thingyan), nous sommes bloqués à Rangoon (Yangon) car les bus sont complets jusqu’à mardi. Et comme je vous l’avais dit, nous sommes bien en prison. Nous ne sommes ni sortis en raisons des pluies incessantes (la pluie met encore plus en joie les jeunes venus faire la fête) et ni pu nous connecter de la journée.

Je pense qu’il s’agit de ma journée la plus inintéressante depuis le début de nos voyages. J’en profite pour trier les photos, me reposer, lire, me reposer, et encore me reposer (fatiguée à ne rien faire !). Dani sera le plus courageux d’entre nous et profite d’une accalmie pour aller nous trouver des billets de train pour demain et nous chercher du fried rice. Tout content, il revient une heure après en me racontant son aventure avec Ratatouille, un gros rat ivre qui s’est cogné deux fois contre sa jambe avant de retrouver le trou de sa maison. Bon appétit…

 

Lundi 17 avril 2017

Petit réveil matinal pour aller à la Shwedagon Pagoda. Il s’agit d’un des lieux les plus importants du Bouddhisme au Myanmar. Je suis étonnée qu’il y ait autant de monde à 6 heures. Mais c’est le jour de l’an (ça y est, on ne sera plus trempés !). On se fait rapidement accoster pour payer les droits d’entrée réservés aux touristes (5€ par personne). [Et ce n’est que le début des droits d’entrée pour touristes]

Cette visite est vraiment un superbe moment. Le soleil peine à se lever, mais finit par percer vers 7h. C’est une atmosphère particulière, tranquille, loin du chahut de la ville.

Shwedagon Padoga
Le stupa (98 mètres de haut)
Escalators menant vers la Pagode
Procession dans le temple
Cette petite est magnifique

On se pose quelques minutes pour admirer la vue. C’est là que débute notre carrière de star en Birmanie. Un groupe nous interpelle pour que je pose en photo avec eux. Plutôt flattée, j’accepte avec plaisir et leur propose mon plus beau sourire Colgate. S’ensuivent alors une série de photos: avec la maman, le papa, le frère, la sœur…. Puis avec Dani, puis avec nous deux… Bref, enfin un premier contact avec les locaux et ça me fait du bien ! Et ce n’était que le début, dans la journée, on a eu encore pas mal d’autres fans!

A 17h, nous prendrons un train de nuit qui nous emmènera à Mandalay. On ne sait pas encore où on s’aventure mais on y va !

Dans les trains de nuit, il y a 3 catégories : sleeping class, upper class ou ordinary class. On commence par tester l’upper class car 15 heures de train nous attendent et le siège en bois de l’ordinary risque d’être rapidement inconfortable. On paie un prix dérisoire (6€/pers) et c’est parti, direction le quai. On y voit des familles qui ont emporté toute leur maison en baluchon. Prometteur ! En upper class, on trouve pas mal de touristes, mais on ne passe pas inaperçus auprès des locaux.

Franchement, le train en Birmanie vaut le détour! Des anciens wagons japonais échoués, (on ne sait pas comment) ici. C’est tout un folklore et si vous avez l’occasion, je vous le conseille. Ce ne sera probablement pas une nuit reposante, mais vous y verrez des vendeurs ambulants en continu, des wagons brinquebalants, des passagers qui dorment à même le sol, des branches qui passent à travers les fenêtres ouvertes de vos voisins… Authentique!

En tenue traditionnelle, le longyi (sarong)
15h d’aventures

Thaïlande – C’est le noooord

Nous entamons notre deuxième partie du tour du monde par l’Asie du sud-est, et plus particulièrement par la Thaïlande.

05 avril 2017 – Bangkok

Après de longues heures de vols, nous voilà arrivés à Bangkok. L’atmosphère est extrêmement humide, et la chaleur pesante.
Nous arrivons à notre auberge de jeunesse, Cooper Hostel. Très propre, la salle commune y est agréable, pleine de fleurs.

Initialement juste une escale de nuit, on se retrouve trop sonnés par le jetlag. Une nuit supplémentaire s’impose  pour prendre le temps de nous poser et de préparer l’itinéraire. Nous découvrons avec joie la nourriture de rue.
On teste plusieurs plats, dont une sorte de brique à la banane, oeuf  et au fromage (si, si, c’est bon!)

Le soir, on se promène au marché du coin. J’apprends par la suite qu’il s’agit du célèbre Patpong Night Market. En généralisant un peu, je dirais que c’est un marché pour touristes, le paradis de la contrefaçon (même si souvent, c’est bien fait). Je me plais à marchander un peu, il faut bien souvent baisser les prix de 3 à 5 fois par rapport au prix demandé mais je n’achète finalement rien. La nuit, il y a beaucoup d’effervescence, cela peut faire penser à un petit Pigalle. Dans les contres allées, se trouvent des gogo clubs et des bars douteux où on se fait plusieurs fois alpaguer par des rabatteurs pour assister à des spectacle de strip-tease.
On voit toute une classe de lycéennes en uniforme assises sur des chaises devant les bars. Probablement des prostituées mais on leur laisse le bénéfice du doute…
Il doit y avoir d’autres marchés plus intéressants dans la capitale.

 

06 avril 2017 – Bangkok

On alterne entre des promenades dans le quartier et la préparation du voyage, notamment les visas pour Myanmar.
D’ailleurs, sans faire attention j’ai oublié de mettre mon prénom sur la demande de visa. J’ai eu peur d’avoir payé 50$ pour faire rentrer tous les Dubois en Birmanie, mais tout s’est bien passé. Le service m’a demandé la copie du passeport et ils ont fait la correction eux-mêmes.
J’ai obtenu le visa !

 

07 avril 2017 – De Bangkok vers Sukhotaï

En route pour visiter la première capitale du royaume du Siam. Une journée dans le bus pour arriver à Sukhotaï. C’était long! 🙂

 

08 avril 2017 – Chiang Mai

Il fait encore plus chaud qu’à Bangkok! On frôle l’insolation. On fait la connaissance de deux allemandes autour d’un café. Elles nous disent qu’elles vont visiter la ville historique à vélos. Bonne idée! Nous nous armons de vélos pour découvrir les temples. Un sentiment de plénitude se dégage de cette plaine parsemée de dizaines de temples en briques, statues de Bouddha, étangs et jardins.

Sukhotaï, se prépare pour Songkran (nouvel an bouddhique)

Sur un coup de tête, en fin de journée, nous décidons de prendre un bus pour aller à Chiang Mai, la deuxième ville du pays en nombre d’habitants.

Après 4 jours de plats à base de riz et nouilles, je craque pour un fast-food. Grave erreur, ce n’est pas bon mais ça me fait du bien quand même.
L’occasion pour Dani de nous réserver un hôtel pour ce soir, impérativement avec l’air conditionné cette fois-ci. La nuit d’avant, nous avions dormi dans une chambre avec uniquement le ventilateur. Je n’ai pas dormi de la nuit à cause de la chaleur!
C’est ainsi que depuis le terminal de bus, nous décidons de faire la route à pied jusqu’à notre hôtel 24 Guesthouse. On est surpris de voir à quel point on se sent en sécurité, même a minuit dans des ruelles désertes.

 

09 avril – Chiang Mai

Rapidement, nous faisons la connaissance de 3 Belges qui logent au même hôtel que nous. On sympathise vite et on les suit pour une petite ballade en ville. On déjeune au marché, plein de stands entourent le temple. On se régale.

Pause goûter avant le massage
Mango sticky rice (excellent!)

Puis vient l’heure du premier massage. Nos compères nous conseillent le salon de massage tenu par des anciennes prisonnières en réinsertion.  Face à leur enthousiasme, on se laisse tenter. Nous prenons la formule 2 heures de massage ThaÏ  ( pour 5,5€ seulement!!!). Et vraiment ce lieu vaut le détour.

Toujours sous les conseils de nos amis Belges, nous dînons au restaurant Cooking Love. J’en avais entendu parler par le biais de blogs de voyage, il paraît que leur curry vert est exceptionnel!

Curry vert approuvé par Dani

 

10 avril – Chiang Mai

L’heure est à la détente, ou plutôt à la flemmardise. La chaleur nous enlève toute énergie. C’est donc tardivement que nous finissons par sortir en ville pour aller boire un verre au bar à chat. 18 chats trop mignons. J’ai apprécié ce moment car j’ai pu jouer avec eux et leur donner des friandises, et puis vraiment, ils sont trop mignons. Quelques chats de race que je n’avais pas encore vus.
Mais je me demande si c’est une bonne initiative et je commence à regretter d’y être allée. Les chats ont l’air bien traités, il est bien spécifié de ne pas les caresser s’ils sont en train de dormir, on doit se laver les mains avant d’entrer dans la pièce, etc etc. Mais au fond, 18 chats cloîtrés entre quatre murs et résignés à supporter les sollicitations permanentes des clients. J’ai l’impression qu’ils sont un peu réduits au rang d’objets et je regrette à la fin de contribuer à leur instrumentalisation. D’un autre côté, certains chats ont été adoptés, ce qui me laisse croire qu’ils sont mieux au sein de ce café, nourris et bien soignés, que dans la rue.

 

11 avril – Chiang Mai

Aujourd’hui, nous décidons d’aller visiter le musée Lanna Folklife, où on apprend sur la culture régionale. On y trouve plusieurs salles d’expositions avec des reconstitutions de scènes de vie auxquelles s’ajoute une collection d’objets sur la culture, les costumes traditionnels, la religion… Je n’ai pas été transcendée par ce musée, mais il était bien climatisé (ça fait une bonne pause avant d’affronter la chaleur!)
On arpente les rues de la ville, on s’y perd. On sort vraiment du quartier touristique, l’occasion pour Dani de manger une bonne couenne de cochon au grill.

Couenne de porc grillée

 

12 avril 2017 – Chiang Mai

Nous décidons de louer un scooter. Malgré le jetlag toujours présent, nous nous levons tôt et allons chercher un scooter. Ici tout se fait facilement et sans paperasse, pour 5,5€ par jour, nous nous retrouvons sur un petit scooter rouge. Nous quittons cette grande ville pour aller explorer les alentours. On fait le tour d’une réserve naturelle pendant 2-3 heures puis d’une montagne à quelques kilomètres de Chiang Mai. On y trouve de superbes paysages et un temple, le Wat Phra That Doi Suthep (wat = temple).

306 marches à monter et à redescendre


Un sentiment de liberté nous envahit pendant la journée. Je m’initie aux joies du scooter, c’est vraiment sympa!

La ville se prépare pour la fête du nouvel an, Songkran, le festival d’eau.

En fin de journée, nous changeons d’hôtel. On en a trouvé un, en dehors de la zone touristique. Toujours armé de notre scooter, on traverse la ville pour le retrouver. Sauf que les gens (habitants et touristes réunis) sont déjà en train de fêter Songkran, ce qui se traduit par des batailles d’eau géantes où les passants se font copieusement arroser! Sac ou pas sac sur le dos, qu’importe on finira trempés! Tuyaux d’arrosages, petits pistolets, super grands pistolets, seaux…tout est bon pour arroser les gens!

A Doi Suthep, la fête avait déjà commencé pour les enfants

 

13 avril – Chiang Mai

La fête bat son plein. On finit de nouveau trempés, en guise de « Bonne année! ». La tradition veut de jeter de l’eau parfumée pour se laver des péchés.
L’attraction principale aujourd’hui est la procession des statues de Bouddha.
C’est très plaisant à regarder, le cortège est coloré, accompagné de danseurs et musiciens.

14 avril – Chiang Mai/Bangkok

En fin de journée, nous prenons un bus de nuit qui nous amènera à Bangkok avant l’aube. Notre séjour Thaïlandais touche à sa fin. J’ai adoré ce petit voyage. Nous avons pris le temps de découvrir une partie du nord du pays et j’espère avoir l’occasion d’y revenir un jour. Les Thaïlandais sont vraiment très affables et souriants.

Nous venons de prendre un dernier goûter dans un café du quartier, dans un esprit loft et tenu par des jeunes. J’ai craqué car j’ai vu pour la première fois une baguette! J’ai demandé si c’était possible de la manger. On m’a répondu que oui, et qu’on pouvait rajouter du chocolat à côté, parfait non? J’ai su en discutant avec une fille qui était dans le café, que c’était un endroit tout nouveau, à peine ouvert et qu’en fait la demi-baguette que je venais de manger servait de décoration!!

Baguette ici rime avec décoration
Un peu dure cette baguette mais c’est bon quand même

 

15 avril – Bangkok

Nous allons nous envoler pour Myanmar (Birmanie). C’est le grand coup cœur de beaucoup de voyageurs, dont nos amis Antoine et Aurore.
Pour l’instant, nous n’avons rien planifié à part la première nuit d’hôtel, notre itinéraire évolue et nous choisissons au fur et à mesure les destinations.

Emilie

Namibie – En route vers un 2e safari!

Mariental

Après avoir bien parcouru les routes de Namibie et eu le temps de perdre nos 2 cartes bancaires, nous nous posons deux jours à Mariental pour faire le point sur notre dernière semaine. Que pouvons-nous nous permettre de faire avec l’argent en liquide qu’il nous reste? Quelles sont nos envies après 2 semaines sur les routes en sachant que nous ne sommes plus qu’à 5 heures de la capitale? Après de longues réflexions et discussions  au sein de ce camping, notre choix est fait!

Notre emplacement de camping

Nous avons décidé de réitérer notre aventure safari! Cette fois-ci, ce sera au parc transfrontalier Kgalagadi qui est un parc trans-national partagé entre l’Afrique du Sud et le Botswana. Le parc est réputé pour l’observation des félins, nous avons hâte! En route…!

Nous profitons de belles routes bitumées…cela ne devrait pas durer!

Le paradis pour conduire, de belles routes à perte de vue!

On s’étonne de trouver sur la route d’énormes nids sur les arbres.

Nid gigantesque!
Trop hâte d’arriver au parc!!!

La veille d’arriver à Kgalagadi, nous dormons dans un camping à quelques kilomètres de l’entrée au parc et de la frontière avec l’Afrique du sud! Notre emplacement de camping est en fait un espace éloigné du lodge où 3/4 véhicules comme les nôtres peuvent se garer et de sanitaires. Pas d’électricité pour brancher l’appareil photo et la caméra… Mais au coucher de soleil nous avons une belle surprise: nous apercevons au loin une antilope (je ne me prononce pas, est-ce un impala?). Une apparition en contre jour qui fait un belle effet dans le silence du crépuscule.

Kgalagadi

Nous arrivons tôt au parc. Nous espérons pouvoir passer la frontière tranquillement. Lorsque nous avons réservé le véhicule, nous n’avions pas prévu de sortir du territoire, et n’avons donc pas le droit d’en sortir… Espérons que pour une visite du parc à la journée, cela passe sans embûche!

D’autres voyageurs nous ont conseillé d’acheter 2 canettes de Coca-Cola pour essayer d’amadouer les douaniers…  Après un petit coup de stress, nous ne rencontrons aucune problème, les papiers de la voiture ne nous ont même pas été demandés. Top, on profite des canettes tant qu’elles sont fraîches! Et c’est parti pour une journée d’exploration!

Encore un gros nid de tisserand
Troupeau de gnous
On a même retrouvé Bambi <3

Nous passons la journée à la recherche de félins. Mais rien n’y fait, cette fois-ci nous n’en voyons pas. Beaucoup d’herbivores par contre.


Antilopes

 

Voici la plus belle séquence de ma journée: un moment câlin entre une girafe et son girafeau. Cela dure une bonne dizaine de minutes, c’était très émouvant et j’en ai même glissé quelques larmes de joie en les regardant…

  

La journée au parc s’achève. Je suis déçue de ne pas avoir croisé de lions!
Petite consolation, à l’entrée sur le territoire namibien, on a échappé à une taxe routière assez conséquente. On croit distinguer un sourire complice sur le visage de la douanière  🙂

Nous décidons de passer la nuit dans le camping où nous avons acheté les sodas ce matin. Après une belle journée, rien de mieux que de la finir en beauté avec un bon barbecue! Dani jure que c’était le meilleur agneau de toute sa vie!!!
Le chien du propriétaire nous adopte et ne nous quitte pas de la nuit.  Il va être récompensé avec les restes du barbecue, je crois qu’on est devenus bons copains.

Toutou veillera sur nous toute la nuit

Nous décidons donc de remonter tout doucement vers Windhoek. Autrement dit, il nous reste à faire 5 heures de route sur 3 jours.

Namibie – A la recherche des big five

Windhoek – Arrivée

En quête d’expérience, je suis allée chez un coiffeur Namibien. Aucun doute, pour lui, c’était la première fois qu’il s’occupait de ce genre de cheveux. Il examine rapidement ma chevelure, puis va s’armer d’une paire de ciseaux à papier, et là, 15 minutes de massacre s’ensuivent. Puis pour couronner le tout, il prend une tondeuse pour effiler.

Stop, assez rigolé, il faut vite partir avant qu’il ne fasse des dégâts trop importants. Et le comble, c’est qu’il nous demande le double du prix initial.

En exclusivité, je partage avec vous la tête que j’avais en sortant de là… Qu’en dites-vous?

[ Heureusement, Dani a ensuite égalisé ma coupe ]

 

En route vers Etosha

Notre 2e jour commence. Nous sommes pressés de récupérer notre bolide, notre future maison pour les 20 jours à venir.

Après plus d’une demi-journée passée à l’obtenir, nous faisons connaissance avec les routes Namibiennes: de grands espaces à perte de vue, des habitations toutes les centaines de kilomètres, plus d’animaux sauvages croisés que des voitures…

Conduire de nuit est interdit (ou juste déconseillé pour les touristes, on ne sait pas) et une tempête s’approche. Nous décidons de nous arrêter pour la journée et tentons notre chance dans une ferme juste avant la tombée de la nuit. Un allemand nous accueille dans son jardin et nous passons notre 1ère nuit sur le toit de la voiture. Le vent, le tonnerre, les éclairs, comme animation pour la nuit. Un de nous deux ne dormira pas de la nuit.

Non, Dani a bien dormi…

A l’aube, nous découvrons que nous sommes entourés de chevaux, de faisans, de coqs, et de paons.

Toujours en route vers Etosha, nous devons nous approvisionner. Nous faisons une halte chez celui qui deviendra notre unique fournisseur: le magasin SPAR. Des plats traiteurs chauds, des conserves, 10 litres d’eau et des bières, nous faisons le plein pour être auto-suffisants.

Après encore une demi-journée à rouler, nous nous arrêtons à Outjo, la dernière halte avant le parc Etosha. Joli camping tenu par…un allemand encore! Nous prenons des forces pour demain.

 

Etosha – D Day

Le quatrième jour en Namibie, nous voilà aux portes du parc Etosha, avec émotion et fébrilité, nous entrons. Nous ne sommes pas déçus, nous rencontrons 100 mètres plus loin les premières antilopes (impalas).

Antilopes

Etosha est l’endroit rêvé pour voir les big five: éléphants,  lions, buffles, léopards et rhinocéros. Les rencontres s’enchaînent rapidement durant les prochaines heures: zèbres, girafes, impalas, gnous, springboks, autruches, …

 

Zèbre
Priorité aux zèbres!
Hyène
Pumba le phacochère
Autruches

Une tribu de girafes
Springbok

Gemsbok
Impalas

A la différence de la saison sèche où les animaux se réunissent tous ensemble à un point d’eau, nous partons à la recherche des animaux, parfois cachés à l’ombre. Nous roulons seuls à travers le parc, en suivant la carte GPS, nous prenons les petits sentiers pour espérer trouver des animaux.

Lorsque nous trouvons un type d’animal, nous les trouvons par dizaine. Ils sont souvent rangés par zone. Le coin zèbres, le coin girafes, … Pendant la halte du midi, nous avons fait le 1er plein de carburant…et là ça fait mal!

13,5 N$ = 1€

Dans le parc, nous devons rester enfermés dans la voiture et le petit village était le seul endroit où nous pouvions descendre.

Dans l’après-midi, nous avons la chance de voir 2 lions, allongés à l’ombre, durant la sieste. Ils sont magnifiques. Difficile de voir dans cette bête un parent de Yukita!

M. Lion et Mme Lionne cachée

Le soleil tombant, nous nous approchons de la sortie, avec le regret de ne pas avoir vu d’éléphants. Et là, je vous jure, comme par magie, nous tombons sur une dizaine d’éléphants en file indienne, sur la route au niveau d’un virage.
Nous sommes à peine à 15 mètres d’eux! Nous faisons vite marche arrière, suivis par le groupe qui fait marche. Une telle proximité avec les éléphants est dangereuse, surtout avec le mâle en tête de groupe qui nous montre des signes de nervosité, protégeant les petits derrière lui. Dani pense à haute voix: « Ce n’est pas le moment de caler! » L’anxiété est toute aussi forte que l’excitation.


La rencontre avec ces éléphants est le moment où notre état de joie a atteint son paroxysme pour la journée. Nous quittons le parc rêveurs, et, avec la promesse de revenir un jour!

Notre halte pour ce soir, un camping de luxe avec une piscine olympique et un restaurant pour les bons mangeurs!

OK, ce n’est pas diét’ mais on se régale tellement…

Emilie & Dani

Nos escales entre le Costa Rica et la Namibie

Amsterdam

Nous voilà arrivés à l’aéroport d’Amsterdam, après 11 heures de vol et une escale à Mexico City. Le froid se fait bien ressentir, on a perdu une vingtaine de degrés.
Nous avons pris une nuit dans un bel hôtel avec spa, pour nous remettre en forme après le vol.

Pas assez de temps pour en profiter pleinement parce que le lendemain, nous nous levons aux aurores pour prendre le prochain avion en direction de Barcelone,le point de départ pour notre prochaine destination: la Namibie.

Tout est prêt, nous attendons sagement devant le gate puis embarquons. Le capitaine nous annonce qu’en raison des conditions climatiques, nous devons attendre un peu. Puis 2 heures passent tandis que nous sommes assis dans l’avion, à l’arrêt.

Finalement, une dernière annonce pour nous prévenir que l’avion ne partira pas en raison de problèmes techniques.

Et là s’ensuivent 14 heures d’attente dans l’aéroport, l’angoisse, les appels au service clients, les queues devant le bureau de l’agence de vol.

On visite l’aéroport

Finalement, nous avons réussi à être enregistrés dans le vol de 21h20. C’est donc tardivement que nous prendrons notre envol pour Barcelone.

 

Barcelone

Nous y sommes enfin!

Tard dans la nuit nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel, situé non loin de la Plaza de Cataluna. Nous sommes ravis de cet hostel, très propre, bien situé.

Réveil tardif, petit-déjeuner sous le soleil,  visite de la Pedrera de Gaudi, la journée commence bien 🙂

Tortilla
La Pedrera
La Pedrera

Puis en début de soirée, nous reprenons la route vers l’aéroport. Tout se déroule dans les temps, et nous nous dirigeons vers notre gate. Et là, comme un air de déjà vu, on nous annonce que l’avion aura du retard. Nous attendons donc 1h30 dans l’aéroport, puis finalement même scénario que la veille, notre avion ne partira pas ce soir à cause d’un problème technique!

Notre compagnie aérienne nous emmène (300 personnes!)  en bus à Lloret de mar pour nous héberger dans un hôtel 4* de vacances.
Chaos à l’accueil, toutes les nations sont représentées et  s’embarquent dans la course pour une chambre, tous les coups sont permis. Il est plus de 2h30 du matin  quand nous récupérons nos clefs et nous n’avons pas mangé. Affamés mais déterminés, nous déambulons dans les rues désertes dans l’espoir de nous restaurer. Un BurgerKing en train de fermer fera l’affaire.

Nous dormons peu et c’est que vers 13 heures le lendemain que nous retournons à l’aéroport.

Prêts à partir!

Hourra, notre vol partira bien dans l’après-midi! Nous ne raterons pas notre correspondance à Doha pour rejoindre Windhoek, la capitale de la Namibie.

Doha

Notre escale qui devait durer 23 heures s’allégera à 3 petites heures d’attente au sein de cet aéroport.  Nous avons fait les visa de transit pour rien, pas le temps de visiter.
Tant pis, une autre fois. Direction Namibie!

Dani & Emilie