Namibie – A la recherche des big five

Windhoek – Arrivée

En quête d’expérience, je suis allée chez un coiffeur Namibien. Aucun doute, pour lui, c’était la première fois qu’il s’occupait de ce genre de cheveux. Il examine rapidement ma chevelure, puis va s’armer d’une paire de ciseaux à papier, et là, 15 minutes de massacre s’ensuivent. Puis pour couronner le tout, il prend une tondeuse pour effiler.

Stop, assez rigolé, il faut vite partir avant qu’il ne fasse des dégâts trop importants. Et le comble, c’est qu’il nous demande le double du prix initial.

En exclusivité, je partage avec vous la tête que j’avais en sortant de là… Qu’en dites-vous?

[ Heureusement, Dani a ensuite égalisé ma coupe ]

 

En route vers Etosha

Notre 2e jour commence. Nous sommes pressés de récupérer notre bolide, notre future maison pour les 20 jours à venir.

Après plus d’une demi-journée passée à l’obtenir, nous faisons connaissance avec les routes Namibiennes: de grands espaces à perte de vue, des habitations toutes les centaines de kilomètres, plus d’animaux sauvages croisés que des voitures…

Conduire de nuit est interdit (ou juste déconseillé pour les touristes, on ne sait pas) et une tempête s’approche. Nous décidons de nous arrêter pour la journée et tentons notre chance dans une ferme juste avant la tombée de la nuit. Un allemand nous accueille dans son jardin et nous passons notre 1ère nuit sur le toit de la voiture. Le vent, le tonnerre, les éclairs, comme animation pour la nuit. Un de nous deux ne dormira pas de la nuit.

Non, Dani a bien dormi…

A l’aube, nous découvrons que nous sommes entourés de chevaux, de faisans, de coqs, et de paons.

Toujours en route vers Etosha, nous devons nous approvisionner. Nous faisons une halte chez celui qui deviendra notre unique fournisseur: le magasin SPAR. Des plats traiteurs chauds, des conserves, 10 litres d’eau et des bières, nous faisons le plein pour être auto-suffisants.

Après encore une demi-journée à rouler, nous nous arrêtons à Outjo, la dernière halte avant le parc Etosha. Joli camping tenu par…un allemand encore! Nous prenons des forces pour demain.

 

Etosha – D Day

Le quatrième jour en Namibie, nous voilà aux portes du parc Etosha, avec émotion et fébrilité, nous entrons. Nous ne sommes pas déçus, nous rencontrons 100 mètres plus loin les premières antilopes (impalas).

Antilopes

Etosha est l’endroit rêvé pour voir les big five: éléphants,  lions, buffles, léopards et rhinocéros. Les rencontres s’enchaînent rapidement durant les prochaines heures: zèbres, girafes, impalas, gnous, springboks, autruches, …

 

Zèbre
Priorité aux zèbres!
Hyène
Pumba le phacochère
Autruches

Une tribu de girafes
Springbok

Gemsbok
Impalas

A la différence de la saison sèche où les animaux se réunissent tous ensemble à un point d’eau, nous partons à la recherche des animaux, parfois cachés à l’ombre. Nous roulons seuls à travers le parc, en suivant la carte GPS, nous prenons les petits sentiers pour espérer trouver des animaux.

Lorsque nous trouvons un type d’animal, nous les trouvons par dizaine. Ils sont souvent rangés par zone. Le coin zèbres, le coin girafes, … Pendant la halte du midi, nous avons fait le 1er plein de carburant…et là ça fait mal!

13,5 N$ = 1€

Dans le parc, nous devons rester enfermés dans la voiture et le petit village était le seul endroit où nous pouvions descendre.

Dans l’après-midi, nous avons la chance de voir 2 lions, allongés à l’ombre, durant la sieste. Ils sont magnifiques. Difficile de voir dans cette bête un parent de Yukita!

M. Lion et Mme Lionne

Le soleil tombant, nous nous approchons de la sortie, avec le regret de ne pas avoir vu d’éléphants. Et là, je vous jure, comme par magie, nous tombons sur une dizaine d’éléphants en file indienne, sur la route au niveau d’un virage.
Nous sommes à peine à 15 mètres d’eux! Nous faisons vite marche arrière, suivis par le groupe qui fait marche. Une telle proximité avec les éléphants est dangereuse, surtout avec le mâle en tête de groupe qui nous montre des signes de nervosité, protégeant les petits derrière lui. Dani pense à haute voix: « Ce n’est pas le moment de caler! » L’anxiété est toute aussi forte que l’excitation.


La rencontre avec ces éléphants est le moment où notre état de joie a atteint son paroxysme pour la journée. Nous quittons le parc rêveurs, et, avec la promesse de revenir un jour!

Notre halte pour ce soir, un camping de luxe avec une piscine olympique et un restaurant pour les bons mangeurs!

OK, ce n’est pas diét’ mais on se régale tellement…

Emilie & Dani

Nos escales entre le Costa Rica et la Namibie

Amsterdam

Nous voilà arrivés à l’aéroport d’Amsterdam, après 11 heures de vol et une escale à Mexico City. Le froid se fait bien ressentir, on a perdu une vingtaine de degrés.
Nous avons pris une nuit dans un bel hôtel avec spa, pour nous remettre en forme après le vol.

Pas assez de temps pour en profiter pleinement parce que le lendemain, nous nous levons aux aurores pour prendre le prochain avion en direction de Barcelone,le point de départ pour notre prochaine destination: la Namibie.

Tout est prêt, nous attendons sagement devant le gate puis embarquons. Le capitaine nous annonce qu’en raison des conditions climatiques, nous devons attendre un peu. Puis 2 heures passent tandis que nous sommes assis dans l’avion, à l’arrêt.

Finalement, une dernière annonce pour nous prévenir que l’avion ne partira pas en raison de problèmes techniques.

Et là s’ensuivent 14 heures d’attente dans l’aéroport, l’angoisse, les appels au service clients, les queues devant le bureau de l’agence de vol.

On visite l’aéroport

Finalement, nous avons réussi à être enregistrés dans le vol de 21h20. C’est donc tardivement que nous prendrons notre envol pour Barcelone.

 

Barcelone

Nous y sommes enfin!

Tard dans la nuit nous prenons le bus pour rejoindre notre hôtel, situé non loin de la Plaza de Cataluna. Nous sommes ravis de cet hostel, très propre, bien situé.

Réveil tardif, petit-déjeuner sous le soleil,  visite de la Pedrera de Gaudi, la journée commence bien 🙂

Tortilla
La Pedrera
La Pedrera

Puis en début de soirée, nous reprenons la route vers l’aéroport. Tout se déroule dans les temps, et nous nous dirigeons vers notre gate. Et là, comme un air de déjà vu, on nous annonce que l’avion aura du retard. Nous attendons donc 1h30 dans l’aéroport, puis finalement même scénario que la veille, notre avion ne partira pas ce soir à cause d’un problème technique!

Notre compagnie aérienne nous emmène (300 personnes!)  en bus à Lloret de mar pour nous héberger dans un hôtel 4* de vacances.
Chaos à l’accueil, toutes les nations sont représentées et  s’embarquent dans la course pour une chambre, tous les coups sont permis. Il est plus de 2h30 du matin  quand nous récupérons nos clefs et nous n’avons pas mangé. Affamés mais déterminés, nous déambulons dans les rues désertes dans l’espoir de nous restaurer. Un BurgerKing en train de fermer fera l’affaire.

Nous dormons peu et c’est que vers 13 heures le lendemain que nous retournons à l’aéroport.

Prêts à partir!

Hourra, notre vol partira bien dans l’après-midi! Nous ne raterons pas notre correspondance à Doha pour rejoindre Windhoek, la capitale de la Namibie.

Doha

Notre escale qui devait durer 23 heures s’allégera à 3 petites heures d’attente au sein de cet aéroport.  Nous avons fait les visa de transit pour rien, pas le temps de visiter.
Tant pis, une autre fois. Direction Namibie!

Dani & Emilie

 

Costa Rica – Côte Pacifique

Lundi 30 janvier 2017

Encore un réveil aux aurores et en route pour la côte Pacifique, réputée pour ses belles plages de sable blanc. Nous avons choisi le site Manuel Antonio, pour son parc national et ses plages.

Rapidement, nous nous rendons compte que le coût de la vie y est largement plus élevé. Par chance, nous trouvons des hostels pour backpackers.

Nous allons profiter de la plage. Au passage, nous nous rendons compte que la ville paraît « américanisée ». La majorité des affiches publicitaires des restaurants se trouvent en anglais. Ne jugeons pas trop vite et prenons le temps d’apprécier Manuel Antonio.

 

 

Mardi 31 janvier 2017

Nous partons tôt le matin en direction du Parc National de Manuel Antonio. On se fait vite accoster pour bénéficier des services d’un guide privé tandis qu’une horde de touristes s’avance vers l’entrée du Parc. Hum, ce n’est pas bon signe, non?

Nous commençons notre randonnée en prenant un chemin moins visité, sous la chaleur déjà écrasante.  Et, malgré tous les visiteurs du parc, nous sommes étonnés de voir autant d’animaux aussi facilement. Voici un petit aperçu en images:

Paresseux en train de se gratter (la tête à l’envers, oui!)

Toujours le même paresseux, accroché au même arbre, 7 heures plus tard (mais avec la tête à l’endroit :))

Les singes capucins

« J’entends du bruit »

 « Tiens, c’est encore un capucin 🙂 »

Bien que le parc de Manuel Antonio soit plus petit que les deux autres que nous avons déjà fait, il reste très agréable car en plus d’observer assez facilement des animaux, nous trouvons des plages pour nous détendre. Cela fait 5 heures que nous nous promenons, nous décidons de faire une pause et d’aller nous baigner.

J’avais lu sur un blog qu’il ne fallait pas laisser la nourriture sans surveillance sur la plage à cause des ratons laveurs qui viennent voler. Message reçu, nous ne ramènerons rien à part une bouteille d’eau. Et effectivement, quelques ratons gambadent gaiement sur la plage et viennent se nourrir. Un couple assis près de nous sur la plage se fait voler un sandwich. Les ratons ont l’air d’apprécier:

Nous avons par la suite sympathisé avec ce couple de Québecois et discutons un moment avec eux. C’est un peu la honte pour eux se confient-ils: « Se faire voler notre lunch par des ratons… alors qu’au Québec on est habitués à les voir… »

Puis nous retournons à la baignade.

Et pendant ce temps-là, c’est au tour de 2 singes capucins de venir nous voler! Un s’occupe de la bouteille d’eau et l’autre essaie d’ouvrir notre sac. Je n’en reviens pas! Peine perdue, nous n’avons pas de nourriture.

°

Singe capucin, juste à côté de nos serviettes

Singe hurleur

Iguane, sorti du Parc

 

Mercredi 1 février

Nous nous relaxons tranquillement sur la plage et profitons des grosses vagues!

Jeudi 2 février

Tucan (nous étions en train de petit-déjeuner à notre hostel)

L’heure est au départ. Nous quittons Manuel Antonio en fin de matinée pour retourner sur la capitale. Seulement 172 km à faire, mais ici, la route se fait lentement.
Voilà, demain s’achèvera notre circuit de 10 jours au Costa Rica. Direction l’Europe!

Emilie

Costa Rica – Monteverde

Dimanche 29 janvier 2017

La veille, samedi c’était encore une journée passée dans les transports. Depuis 5h00 du matin, quand on a quitté Tortuguero jusqu’à 18h du soir, on a changé 3 fois de bus, un taxi et une barque. Mais les paysages valent la peine!
Une longue escale à San José s’avère insuffisante pour changer d’argent. Personne ne veut de nos euros, même avec un taux de parité avec le dollar! 🙁
Faute de liquide, on passe la journée à se nourrir avec deux biscuits.

Pour dimanche on a planifié de visiter la réserve de Monteverde. Comme on est en altitude, dans la matinée l’air est frais en dépit du soleil.  Pas mal de vent, on dirait le mistral.

Le parc qu’on visite est une forêt tropicale humide, sombre et impressionnante. Quelques sentiers aménagés.

Vue sur le volcan Arenal, son cratère touchant les nouages.

On a de la chance de croiser de groupes des singes et c’est juste fascinant de les observer.


On voit même pas le temps passer. Les quelques heures de randonnée nous laissent fatigués dans l’après-midi.

On passe la soirée dans la salle commune de l’hostel, en planifiant la suite du voyage. On va laisser derrière nous la zone montagneuse du nord et on se dirige vers la côte Pacifique, la dernière étape de notre voyage au Costa Rica.

Dani

Costa Rica – Côte Caraïbes

Après le Sénégal, nous partons à la découverte du Costa Rica. Un pays qui porte bien son nom! Pas pour les métaux précieux qu’espéraient trouver les Espagnols durant la colonisation, mais plutôt pour sa diversité de faune et flore.
Voici l’itinéraire de 11 jours dans ce pays respectueux de la nature, où l’écologie règne.

 

Mardi 24 janvier 2017

Après avoir atterris à San José, la capitale, une navette vient nous récupérer pour nous emmener à notre hostel Casa Echavarria, dans le quartier étudiant où se situe l’Université du Costa Rica . Nous n’avons pas pris le temps de visiter la ville, la faute au jetlag sans doute. D’autres coins nous font de l’œil, les 10 jours restants risquent de passer vite. Cap vers la côte Caraïbe!

 

Mercredi 25 janvier 2017

Nous prenons un bus direction Puerto Viejo de Talamanco. Des paysages à couper le souffle en guise d’attente (5h de trajet).  Le bus est un moyen assez pratique de voyager au Costa Rica car il dessert correctement le pays et est peu onéreux. Le seul inconvénient étant l’attente entre les correspondances.
Pour info, notre aller coûte 5 300 colónes soit environ 9€. Pour ce trajet, nous avons des places numérotées, pas de risque de rester debout comme cela peut arriver si le bus est déjà bien rempli.

Notre bus s’arrêtera à:

  • Puerto Limon – là où nous avons vu beaucoup de conteneurs de bananes en attente d’être embarquées pour l’export
  • Cahuita – capitale de la culture afro-caraïbe, où se trouvent un parc national et de jolies plages de sable blanc
  • Puerto Viejo de Talamanca – spot de surf aux ondes positives et vie nocturne réputée

Une fois arrivé à destination, le bus déverse son flot de backpackers. C’est un petit village sympa, la vie y paraît paisible.

Il faut vite trouver une chambre, nous n’avions pas réservé et les autres voyageurs cherchent aussi à se loger. Après quelques tentatives où nous sont proposés des lits en dortoirs mixtes, nous trouvons finalement une chambre privée avec salle de bains commune dans l’hostel Puerto Viejo.

Nous ne nous éternisons pas dans ce village à la jamaïcaine.  L’ambiance nous paraît trop touristique.

 

Jeudi 26 janvier 2017

Réveil aux aurores. Honnêtement, c’est assez facile car nous avons le décalage horaire en notre faveur le matin. Nous voulons quitter Puerto Viejo pour aller tout au nord de la côte, direction Tortuguero, surnommée la petite Amazonie du Costa Rica.  S’enchaînent alors une série de trajets en bus :

  • Puerto Viejo – Limon
  • Limon – Guapiles
  • Guapiles – Cariari
  • Cariari -La Pavona (en taxi pour ne pas perdre 3 heures dans la gare à attendre le bus…)
  • La Pavona – Tortuguero, à l’aide d’une barque motorisée car il n’y a pas d’autre moyen pour arriver à Tortuguero.
    Au passage, dans notre 1er bus, nous avons fait la connaissance de 3 françaises qui partaient aussi vers Tortuguero, nous ferons chemin ensemble pendant 2 jours dans la bonne humeur.

Tortuguero est un village où le slogan « Pura Vida » prend tout son sens. La population vit tranquillement, principalement du tourisme, mais sans que cela ressemble à Puerto Viejo. Ici nous pouvons vivre un peu comme les locaux, nous faisons nos emplettes comme eux à la supérette.

Nous avons pris 2 nuits dans un hostel qui s’appelle Cabinas Miss Miriam 2, à 60 mètres de la plage et balcon vue sur la mer, à prix correct.

On entend le bruit de l’océan en permanence. La baignade nous a été déconseillée, en raison de violents courants et de puissants rouleaux.
Le climat tropical est plus difficile à supporter, l’atmosphère est humide et les moustiques sont plus présents.

Nous réservons un tour en canoë pour le lendemain matin (6h30). Au total, cela nous coûtera 35$/personne.

 

Vendredi 27 janvier 2017

Armés de nos rames, nous découvrons les canaux bordés de pseudo-mangroves . Excellent moment où nous nous sentions privilégiés de pouvoir observer les oiseaux et animaux de si près. Notre guide était très drôle, il imitait les singes hurleurs et mimait les comportements nuptiaux des oiseaux! Rires assurés!
Un aperçu en photos de nos trouvailles:

 

Balades sur la plage et dans la réserve complètent la journée.

 

Samedi 28 janvier 2017

Nous prendrons une fois de plus la route avant le lever du soleil, contents de quitter ce milieu lagunaire si humide.
Une seule lampe de poche comme éclairage, la barque nous emmène dans la nuit vers de nouvelles découvertes…

Emilie